A voir

L’Impartial, La Chaux-de-Fonds

TV romande à 22 h. 25

Papa Oyeah Makenzie est ori­gi­naire du Ghana, où il s’i­ni­tia à divers ins­tru­ments occi­den­taux — tuba, trom­bone, trom­pette, etc. – avant de se tour­ner vers les ins­tru­ments tra­di­tion­nels de la musique africaine.

En 1967, il fon­da au Sénégal un ensemble appe­lé « Love Power », qui se pro­dui­sit par la suite dans divers pays et dans de nom­breux festivals.

En 1972, « Love Power » était à Montreux et jouait avec Roland Kirk. A ce moment-là, Papa Oyeah Makenzie déci­dait de res­ter en Suisse et fon­dait un nou­veau groupe com­po­sé d’ar­tistes de freejazz.

Par la suite, pour se rap­pro­cher de ses racines, il mit sur pied un autre ensemble avec trois musi­ciens de la Guadeloupe.

Au prin­temps 1976, il prit la déci­sion de jouer seul. Il avait fait la connais­sance du cinéaste Costa Haralambis qui, de son côté, se mit à pré­pa­rer avec Milos-Films, aux Verrières, le tour­nage du film pro­po­sé ce soir par la Télévision romande, « Odo-Toum, d’autres rythmes ».

Le pro­pos du cinéaste est de mon­trer ici la confron­ta­tion de deux civi­li­sa­tions et de deux cultures : l’a­fri­caine, pure, spon­ta­née, proche de la nature, et la nôtre, réflé­chie, logique.

Si Papa Oyeah Makenzie joue son propre rôle – le rôle prin­ci­pal au demeu­rant – d’autres per­son­nages, fic­tifs ceux-là, sont inter­pré­tés par des comé­diens suisses : Yvette Théraulaz, Jacques Denis, JeanLuc Bideau, Erika Dentzler, entre autres.

La trame du film est un entre­las de scènes réelles et de scènes de fic­tion au carac­tère déli­bé­ré­ment sym­bo­lique, grâce aux­quelles le réa­li­sa­teur sou­ligne le rap­port de la com­mu­ni­ca­tion et.de la créa­tion dans une socié­té donnée.

 

 

Article original publié avec l’aimable autorisation des ayants droits.
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