"Une semaine sans raison"
Film d'un jeune Veveysan sur le thème de la psychiatrie
Fin novembre, une foule de personnes ont assisté à la projection du film intitulé : « Une semaine sans raison » au cinéma du Bourg à La Tour- de-Peilz. C'est l'œuvre d’un jeune cinéaste veveysan, Costas Haralambis. Il met en lumière divers problèmes à l'ordre du jour dans tous les hôpitaux psychiatriques du monde. L’oeuvre est centrée sur une partie du travail qui se fait à la Clinique de Nant, sur Vevey, et au Centre psychosocial de Montreux.
La participation volontaire de certains patients et celle des praticiens et du personnel soignant donne à ce film l’aspect d’un documentaire.
Ce film est complété par des interviews, des reportages dans le cadre de la vie sociale de l'Est vaudois.
Il faut lui reprocher cependant d'être en partie peu audible et de manquer de luminosité. Il ne met pas en lumière tout ce qui se passe réellement dans un hôpital psychiatrique. Mais il a le mérite d'obliger le public à se poser des questions sur les problèmes toujours plus grands de l’angoisse et de la dépression, un mal de la société technoculturelle. L'indifférence, l'habitude de se défaire de ce qui gêne, de s'en remettre à d'autres pour trouver la solution (maladies mentales en rapport avec la société de consommation, personnes âgées, enfants caractériels ou anormaux etc.).
La Riviera vaudoise fourmille de « cas » malheureux, incompris. Depuis qu'il existe sur les hauteurs veveysannes et à Montreux des centres compétents en vue d'aider autrui à résoudre leurs troubles par des traitements appropriés et ensuite par une rééducation de la volonté, les patients affluent dans l'espoir d'être soulagés de leurs problèmes. La société doit évoluer et devenir humaine. Chacun doit contribuer par ses actes à rendre à tout un chacun la vie plus agréable et plus harmonieuse. La communication doit devenir possible entre tous. Il faut s'intéresser aux problèmes des autres et ne pas s'en détourner. Il y a chez nous, ainsi que l'a démontré ce film long métrage qui dure 2 heures, une foule de gens « enfermés dans une prison mentale ». Il faut les aider à se libérer par le contact social. Il y a aussi une foule de vieillards enfermés dans la solitude des asiles.
Ce sont de véritables morts-vivants. Il faut changer la structure actuelle de ces maisons et créer autour de ces personnes délaissées — souvent impotentes — le climat familial qu'elles ont perdu. Il faut les aider à se recycler et à devenir à nouveau des êtres responsables et utiles.
M.C.