Une psychiatrie sans détour
Points de vue
Après des critiques toutes gratuites et des discussions houleuses empreintes de réprobation, je me suis décidé à aller voir le film «Une Semaine sans Raison», présenté par vous dans votre remarquable hebdomadaire.
C'est un film extrêmement irritant en raison d'une technique défaillante, avec des longueurs inutiles et des répétitions exaspérantes.
Mais il faut dire que son contenu est valable, qu'il est intelligemment structuré et efficace en présentant l'activité psychiatrique telle qu'elle est pratiquée dans le secteur est du canton de Vaud. Il dit en toute simplicité comment travaillent une clinique et une grande famille qui n'ont pas hésité à s'adapter, sans détours inutiles, à une psychiatrie en tumultueuse métamorphose, en abattant en toute bonne conscience les bar-rières et en ouvrant, tout grand, portes et fenêtres, prenant acte au moment opportun qu'elles n'ont pas affaire à des fous dangereux mais à une génération affligée de névroses engendrées par cette abominable civilisation de la vitesse, de la consommation et du matérialisme.
Les comparaisons sont toujours odieuses, mais elles s'imposent parfois. Quand on pense aux conditions misérables vécues quotidiennement par les malades mentaux, on se demande s'il ne serait pas possible à la TV de passer (en l'arrangeant bien sûr) ce film qui a beaucoup de choses à faire connaître, diffusant ainsi auprès d'un large public l'exemple du sérieux et de la sagesse avec lesquels on pratique la psychiatrie dans ce secteur.
Un lecteur.
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