Un nouveau film de Costa Haralambis à Vevey
L'interminable traversée de la nuit...
C’est, littéralement, un «voyage au bout de la nuit» que raconte Costa Haralambis dans son nouveau film: «Claire et l’Obscur», projeté en avant-première hier en fin d’aprèsmidi au cinéma «Rex», à Vevey. Il n’y a pas lieu, ici, de faire une fois encore l’historique de cette réalisation, qui est le résultat d’un certain acte de foi de la part du jeune réalisateur veveysan et de ses amis, qui ont trouvé chez Freddy Landry et la société «Milos-Film» les appuis et la compréhension dont ils avaient besoin pour mener à bien leur projet.
La communication difficile«Claire et l’Obscur», c’est un film sur le thème de la communication, et qui exprime assez bien cette «difficulté d’être» dont parlait Jean Cocteau. La rencontre d’une femme et d’un homme, l’intrusion d’un troisième personnage: l’histoire est des plus banales. Pourtant, rien n’est facile, et ces trois êtres traverseront leur nuit inconfortable sans pouvoir surmonter leurs contradictions. Peut-être même se retrouveront ils encore un peu plus déchirés...
Un modeste budgetD’emblée, Costa Haralambis avait précisé que son film ne pourrait se faire qu’avec de très modestes moyens, et que ses acteurs seraient des amateurs. Nous sommes donc ici assez éloignés d’un certain«business» cinématographique, en même temps que de ce qu’on appelle le professionnalisme. La formule a ses avantages, mais aussi ses inconvénients, comme on l’a vu lors de cette première projection au cinéma «Rex».
Il faut préciser que c’est à partir d’un chapitre de «Suites pour une Ile», roman inédit de Claire Saël, qu’a été tourné ce film, où les Veveysans n’auront pas de peine à retrouver leur ville, leur place du Marché, leurs quais et leur Jardin du Rivage...
La ville de Vevey, d’ailleurs, avait accepté de contribuer au financement de cette réalisation, en même temps que les cantons de Vaud et de Neuchâtel.
Paradoxalement, ce sont peut-être certaines qualités littéraires qui frappent le plus dans «Claire et l’Obscur», dont les principaux interprètes sont Dominique Lado (Claire), Achille Tzonis (Ashley) et Dwight Rodrick (Jeremy). Les images sont de Fabien Landry, la musique, de Nicos Kypourgos, et les décors et costumes, de Sophie Héritier.
Il n’est pas prévu de sortie en salle de ce film avant l’été.
J.-L. R. Dominique Lado dans le rôle de Claire: il suffirait de la compréhension d’un seul être pour que tout soit différent... Photo Magali KoenigArticle original publié avec l’aimable autorisation des ayants droits.
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