«Claire et l'Obscur», de Costa Haralambis

«Claire et l'Obscur», de Costa Haralambis

Feuille d'avis de Vevey

La Journée du cinéma suisse à Vevey

Pour la journée d’ouverture du 2e Festival international de comédie, on a eu droit hier à Vevey à un programme réservé au cinéma suisse. Dans le cadre de l’information, donc hors compétition, on a pu voir le film noir blanc de Costa Haralambis: «Claire et l’Obscur». Les Veveysans se souviennent que ce film avait été tourné dans leur ville et ses environs.

L’intrigue est simple. Une femme, Claire, et deux hommes, se rencontrent le soir à une terrasse d’hôtel. Et là, commence un long voyage, un long chemin initiatique qui ne s’achèvera qu’à l’aube avec la lumière! De ces trois personnages, on ne sait rien. Ce n’est qu’à travers le film, ses dialogues, ses «flash-back», que peu à peu on apprend à les connaître. Il serait plus exact de dire que l’on apprend à les discerner, car, au bout de cette nuit on trouve tout au plus un masque!

Ce film est difficile et réclame toute l’attention du spectateur, en particulier au niveau des dialogues. Mais c’est bien à ce niveau que le film atteint parfois une dimension supérieure. Dans le texte de Claire Sael, la poésie se dégage avec une force inaccoutumée.

Malgré cet aspect intéressant qui apporte une dimension nouvelle, il faut bien constater que le réalisateur tombe dans les travers habituels du film suisse. En effet le manque d’action et le thème lui-même ne sont pas aptes à capter l’attention d’un spectateur 90 minutes durant. C’est dommage, car ce film est attachant et dénote une grande sensibilité.

JAL

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