Pour un label de qualité

Pour un label de qualité

©PME Magazine, Lausanne

Les entreprises de production audiovisuelles se groupent en association

Six entreprises de production audiovisuelles ont décidé de se regrouper en constituant l'AREA (Association romande des entreprises de l'audiovisuel). Leur but est de développer et de renforcer l'image de la profession et de protéger leur  clientèle en créant un label de qualité en matière de production. La forte expansion du marché de la production de films d'entreprise, de formation, de publicité, de reportage, etc., a incité ceux qui en font profession à s'unir. Il est devenu nécessaire de coordonner les activités des entreprises audiovisuelles et de donner à la profession une crédibilité en établissant une déontologie professionnelle. Peut être admise dans l'association toute entreprise qui assure à titre professionnel des prestations dans le domaine de l'audiovisuel, qui existe depuis au moins deux ans et qui correspond à la déontologie établie par l'AREA.

Récemment créée, cette association a son siège à Lausan­ne, au Centre patro­nal vaudois. Les six entrepri­ses fondatrices de l' AREA sont : 3 B Production SA, Lau­sanne; Stratis, Genève; Créa­vision, Yverdon ; Télécinévi­déo, Treytorrens ; Cinéprofil, Vevey ; Studio Bellevue, Lau­sanne.

L'AREA a ressenti, dès sa création, le besoin d'élaborer un code de déontologie qui lie ses membres afin de donner, de la profession, une image de marque limpide. Ce code de déontologie délimite les rap­ports d'un membre de l'AREA avec sa clientèle, avec ses con­currents/partenaires et avec le public. Il se base évidemment sur le Code des obligations et la loi suisse.

Les rapports avec la clientè­le sont définis dans les condi­tions générales de commande et de livraison de productions audiovisuelles que chaque membre de l'AREA doit re­mettre à sa clientèle. Ces con­ditions sont calquées sur celles de la FCA et doivent préciser les points suivants :

-l'étendue de la comman­de;

-les détails de la livrai­son;

-les délais de li vrai son ;

-l'interruption de la pro­duction;

-les droits d'auteur et au­tres droits ;

-les risques d'assurance ;

-le stockage ;

-les conditions de paie­ment;

-les différends.

Chaque membre de l'AREA peut adapter ces conditions à son propre usage.

Les rapports avec les con­currents doivent respecter le Code des obligations relative­ment à la concurrence déloya­le notamment. Chaque mem­bre de l' AREA tient compte de l'intérêt de la branche audio­visuelle et de l'éthique qu'elle doit répandre. Il ne dénigrera pas ses partenaires et s'abs­tiendra de publicité comparative à leur égard. Il ne donnera pas d'indications inexactes sur des tiers et ne fera pas naître la confusion, notamment dans l'utilisation des standards de production et de diffusion.

Chaque membre de l'AREA communiquera les informa­tions qui semblent être utiles à l'intérêt de la branche, notam­ment les concurrents qui ne respectent pas la déontologie fixée ou les clients qui repré­sentent un danger commercial pour les tiers.

Les rapports avec le public sont primordiaux en ce sens que l'entreprise audiovisuelle doit le respecter et le considé­rer comme intervenant à part entière dans le processus de réalisation.

«La conception audiovi­suelle fait partie de notre uni­vers quotidien. Par son tra­vail, l'entreprise audiovisuelle participe pour une large part à ce que nous sommes amenés à percevoir. Dès lors, il est per­mis de mesurer la part impor­tante de responsabilités qu'elle détient envers la col­lectivité. Et, en conséquence, le caractère déterminant de son influence au niveau de la restitution des valeurs cultu­relles de la société. Ainsi l'en­treprise audiovisuelle, cons­ciente de sa vocation et de ses responsabilités, ne peut se contenter d'un travail superfi­ciel. A partir des éléments d'un mandat, elle va se livrer à un travail d'analyse approfon­di des données en présence, données qu'elle devra appré­cier et ordonner en fonction de leur transcription en signes de communication.

Sa recherche va trouver son aboutissement dans la formulation audiovi­suelle exprimant avec le maxi­mum d'impact un concept, un objet, une idée. Son activité implique la collaboration avec les autres disciplines profes­sionnelles de la communica­tion, à savoir notamment les directeurs de marketing, les conseils en publicité et rela­tions publiques, les produc­teurs, les graphistes, les com­positeurs dont tous ont une part égale de responsabilités au niveau de la communica­tion audiovisuelle. »

La production audiovisuelle ... une affaire de spécialistes. (Photos Cinéprofil)

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