L’Est Vaudois – Riviera/Chablais
Les communes ont d’autres préoccupations
Le cinéaste veveysan Constantin Haralambis caressait l’espoir de pouvoir faire naître une télévision locale sur la Riviera. En collaboration avec la Société industrielle et commerciale (SIC) ainsi que le délégué économique de la Riviera, il souhaitait dans un premier temps obtenir une concession pour la diffusion par Rivages-TV de six émissions à titre d’essai. Ce qui aurait constitué une première dans le canton. Mais les syndics ont estimé que leurs communes avaient pour le moment « d’autres chats à fouetter ».
Le projet de Constantin Haralambis avait pourtant séduit le délégué économique Michel Graber, le président de la SIC Bernard Daniel et le syndic de Vevey, Yves Christen.
Six émissions
Rivages-TV devait diffuser – dans un premier temps – six émissions de deux heures durant une période d’essai d’une année. Objectif : développer les échanges et la communication dans la région et dynamiser les activités culturelles, touristiques, économiques, sociales ou sportives à caractère local. Les reportages auraient reflété la vie des douze communes de la Riviera qui représentent un potentiel de 15 000 foyers .
Hebdomadaire
Dans une seconde phase, pour autant que le public ait manifesté un réel intérêt, le but eut été de créer un rendez-vous télévisuel hebdomadaire destiné aux abonnés de la SITEL. La construction d’un émetteur n’était ainsi pas nécessaire.
Le financement devait être assuré par les pouvoirs publics et en second lieu par des associations et sociétés privées. Le coût de chaque émission étant estimé à quelque 100 000 francs.
Le vœu de Constantin Haralambis était que les syndics des communes se prononcent d’abord sur le principe, puis par la suite sur l’aspect financier de la question.
Peu d’enthousiasme
« Accepter le principe signifiait mettre le doigt dans l’engrenage » ont estimé les syndics. Un rapide tour de table a permis de constater que l’enthousiasme n’était pas vraiment de mise. Les plus grandes réticences sont venues des communes du haut qui ont d’emblée exprimé leur volonté de ne pas entrer en matière dans la mesure où elles se sont senties peu concernées.
De l’espoir
M. Haralambis ne cache pas sa déception, mais il garde toujours l’espoir de réaliser son projet dans des temps meilleurs.
Pour Bernard Daniel, l’intérêt de ce projet est évident : « Il y aura un jour une TV locale sur la Riviera. Il faut donc éviter de se faire devancer et occuper le terrain le plus tôt possible, mais au vu des réactions, cela paraît tout de même prématuré pour le moment ».
J. Ch.
