Le MITIL est sur le point de mourir

Le MITIL est sur le point de mourir

La Presse, Riviera-Chablais

Nouveau coup dur pour le label «Vevey ville d’images»

Le Marché international des télévisions et radios indépendantes et locales a besoin de 300'000 francs pour se développer. Soutien communal demandé.

Décidément, Vevey la «ville d’images» ne se porte pas au mieux. Alors que le développement économique sur le front du multimédia peine à se trouver un second souffle, voilà qu’une autre difficulté s’annonce. Après deux éditions - aux printemps 2001 et 2002 -, le MITIL (Marché international des télévisions et radios indépendantes et locales) est en danger. «Alors que cette année l’événement avait été considéré comme une réussite, la manifestation est en train de mourir», affirme Jérôme Christen (rad) dans une interpellation présentée jeudi soir au Conseil communal de Vevey. «Il nous manque 300'000 francs, confirme le président-fondateur du MITIL Costa Haralambis. C’est une somme dont nous avions besoin au départ pour développer efficacement notre concept. Ne les ayant pas, nous avons fait sans, et aujourd’hui on se rend compte qu’il les faut toujours pour continuer.»

A l’heure actuelle, la ville de Vevey et la Fondation Vevey ville d’images fournissent 60'000 francs, le canton 40'000 et la Confédération 20'000. «L’idéal serait qu’à chacun de ces niveaux on nous accorde 100'000 francs», estime le président. L’actuel budget est de 400 000 francs. Dans son interpellation, Jérôme Christen insiste sur l’importance de l’événement pour l’aura internationale de la localité: «Cela a permis à Vevey de s’afficher dans le monde entier comme la "Mecque" des professionnels des télévisions et radios locales.»

Jeudi soir, la municipale Madeleine Burnier a confirmé l’intérêt de la ville pour le MITIL et ses retombées. «Oui, nous sommes prêts à soutenir la manifestation, mais c’est au Conseil communal de se prononcer.» Une réponse écrite plus détaillée sera livrée prochainement. Répondant à l’inquiétude de Jérôme Christen sur l'engagement de la commune en faveur du multimédia en général, Madeleine Burnier a précisé que la Municipalité ne renonçait pas à ce volet du développement économique. «C’est uniquement au niveau de l’association professionnelle SwissMedia que nous voulons nous retirer petit à petit.»

Pour Costa Haralambis, le MITIL a un potentiel énorme. «Mais cela ne sert à rien de se doter d’un label "ville d’images" si l’on ne se donne pas les moyens de le faire vivre», estime-t-il.

G.N. En 2001 et en 2002, quelque 250 professionnels sont venus chaque fois à Vevey participer au MITIL, qui proposait notamment une bourse de programmes.

Article original publié avec l’aimable autorisation des ayants droits.
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