Après dix mois, une audience record
ICI TV Riviera/Chablais a conquis son public
Le 19 janvier 1996 à 19 h, ICI TV Riviera/ Chablais (photo: le réalisateur Jean-Pierre Christen) diffusait sa première émission sur les écrans des 27 000 ménages raccordés au téléréseau SITEL de Vevey à Bex. L'aventure a pris une belle tournure: l'étude effectuée par l'institut spécialisé MIS Trend indique des résultats records. Le principe de l'émission en boucle et la proximité expliquent ce succès. ICI TV se trouve actuellement en pourparlers en vue d'introduire un péage qui permettrait de favoriser sa viabilité financière.ICI TV annonce une audience record
Dix mois après ses débuts, ICI TV Riviera/Chablais, la chaîne qui touche 27 000 ménages câblés sur le réseau SITEL de Vevey à Bex, peut affirmer qu'elle a conquis sa région. Sur la base d'un sondage neutre réalisé par l'institut spécialisé MIS Trend, le directeur, Costa Haralambis, parle de résultats records.
L'aventure, qui a débuté le 19 janvier 1996 à 19 h dans les studios veveysans adjacents au futur Swissmedia Center, prend une belle tournure. Avec ses émissions diffusées en boucle et réalisées sous l’égide du rédacteur en chef Alain Bougard, ICI TV affiche, selon l'étude de MIS Trend réalisée en juin, un taux d'audience de 49,4%. Un record, affirme Costa Haralambis: «Pour une chaîne nationale, arriver à 40% est déjà un exploit considérable. Et à armes égales, par comparaison avec les autres télévisions régionales, nous obtenons le plus haut taux d'audience.»
Le taux de pénétration se monte à 58,3%, celui de satisfaction à 79,4%. La chaîne est connue: sa notoriété atteint 85,2%. Les clés de ce succès? Pour le directeur d'ICI TV, deux éléments s’imposent: la diffusion en boucle et la proximité dans une région peu étendue. Un regard plus pointu sur les chiffres indique que l'audience est plus élevée chez les hommes que chez les femmes, que les spectateurs à haut revenu sont plus nombreux que les autres, et que les jeunes sélectionnent ICI TV avec plus d'assiduité. L'audience s’avère plus élevée à Aigle et à Vevey qu'à Montreux, sans doute en raison, dans cette ville, de la forte présence touristique.
Péage indispensableLe succès seul ne fait toutefois pas vivre une chaîne de télévision. «Pour l'instant, ICI TV perd de l'argent. Comme d'autres: Télé Züri en est à un millions par an!», commente Costa Haralambis. Après des débuts difficiles, les recettes publicitaires progressent. Autre source de revenu, la quote-part reversée par la Confédération sur les redevances: 0,2% de la masse totale, partagée entre dix télévisions régionales... ICI TV veut encore mettre en œuvre, comme c’était prévu lors de la demande de la concession, un système de péage appliqué par de nombreuses chaînes.
Il s'agirait d'une «cotisation de soutien à une chaîne qui apporte un service public», dont le montant serait de 1 à 1 franc 50. Un sondage montre que les téléspectateurs sont plutôt favorables à cette idée. Des pourparlers ont lieu avec les communes, conformément à la convention qui les lie à la SITEL. «Si nous n'avons pas ces trois sources de revenu, nous ne survivrons pas», dit Costa Haralambis.
Confiants, les responsables d'ICI TV préparent une extension territoriale vers Lavaux, la Gruyère et Monthey. Et la programmation va s'étendre. Objectif: s'approcher d'une émission par jour.
Mas. Quand Alain Bougard reçoit des célébrités: le cycliste Pascal Richard. Tout ne se passe pas sur le plateau: en coulisses, les techniciens sont indispensables au succès d'une chaîne comme ICI TV.Article original publié avec l’aimable autorisation des ayants droits.
© Tous droits réservés par Tamedia Publications Romandes SA, Lausanne